Ecologic et Mai à Vélo : un partenariat en faveur de l'éco-mobilité
Un engagement pour une mobilité douce et durable
En tant qu'éco-organisme de la mobilité et du sport à travers nos deux agréments d’Etat, nous nous engageons pleinement dans la promotion de la mobilité douce et durable. A ce titre, nous avons fait le choix d’être à nouveau partenaire de l’opération Mai à Vélo.
Mai à vélo, c’est quoi ?
Mai à vélo est une initiative festive et fédératrice qui met le vélo à l’honneur partout en France et en Outre-mer. Elle valorise les événements organisés au mois de mai et encourage collectivités, associations et entreprises à proposer des actions pour promouvoir la pratique du vélo.
C’est l’occasion de faire découvrir au plus grand nombre la diversité des usages du vélo, des grandes villes aux plus petits villages.
Mai à vélo, c’est qui ?
Lancé en 2020 par le Ministère de la Transition écologique et le Ministère chargé des Sports, Mai à vélo rassemble les principales organisations nationales du secteur, dont Ecologic. Ensemble, elles œuvrent pour donner un fort élan à cette fête du vélo, organisée du 1er au 31 mai, afin d’encourager sa pratique partout en France, par toutes et tous, tout au long de l’année.
Cette initiative s’appuie sur des valeurs communes : inclusion, engagement, exemplarité et bienveillance.
Mai à vélo, en pratique ?
En pratique, tout le monde peut organiser un événement Mai à vélo : collectivités, associations, clubs, entreprises, établissements scolaires ou groupes de citoyens.
L’essentiel est de proposer une initiative cyclable, conviviale et accessible à toutes et tous : balades à vélo, ateliers de réparation, parcours d’apprentissage, bourses aux vélos, défis, animations pédagogiques ou expositions.
Et Ecologic dans tout ça ?
De la conception à la fin de vie, nous œuvrons pour une économie circulaire. Donner une seconde vie aux vélos et les recycler quand ils sont hors d’usage, mais aussi prévenir les déchets en encourageant les cyclistes à entretenir leur vélo et à le faire réparer, et en incitant les fabricants à mieux éco-concevoir leurs produits.
Tout au long de Mai à Vélo, les équipes d’Ecologic se mobilisent fortement : prises de parole, conférences, actions de sensibilisation et présence sur de nombreux événements. Elles porteront ces messages sur les réseaux sociaux et lors de rendez-vous majeurs comme Vélo in Paris ou le salon ProDays, afin de promouvoir une pratique du vélo plus durable.
Zoom sur un acteur de l’Economie Sociale et Solidaire
Avec Mai à Vélo, nous sommes partis à la rencontre de l’atelier de réemploi de vélos à grande échelle Recycle-Moi, à Roubaix dans le Nord (59).
Rencontre avec Antoine Garandeau, co-directeur de Recycle-Moi
Antoine, peux-tu nous expliquer ce qui a motivé l’aventure Recycle-Moi ?
1 500 000 vélos sont jetés chaque année en France, et pourtant la moitié sont réparables ! C’est vrai sur notre territoire comme sur beaucoup d’autres territoires en France. Cela nécessite donc d’accélérer sur la réparation et le réemploi et c’est un défi collectif pour tous les acteurs impliqués, en particulier les acteurs de l'Économie Sociale et Solidaire qui se sont emparés de cet enjeu.
L'idée de monter une recyclerie de vélos était en réflexion depuis plusieurs années
Nous avons fait le constat que notre territoire, comme beaucoup d'autres, avait besoin de s'équiper d'un outil collaboratif pour sauver les vélos et développer la mobilité à vélo à grande échelle.
Nous avons donc lancé Recycle-Moi avec cette idée, et nous nous sommes associés à une dizaine d’organisations de l'économie sociale et solidaire pour construire ensemble une réponse collective aux besoins de mobilité durable, de formation et valorisation des vélos.
A qui s’adresse Recycle-Moi ?
"Notre objectif est de déployer 5000 vélos réemployés par an. Ce sont des vélos pour se balader, aller travailler, apprendre le vélo pour les plus petits : nous souhaitons rendre le vélo accessible à toute personne qui en a besoin, le prix ne doit pas être un frein !
En 2 ans nous avons produit plus de 2000 vélos, nous les redistribuons prioritairement sur notre territoire à des collectivités (notamment pour les ateliers d’apprentissage à l’école), à des mairies, des entreprises ou à n’importe quel citoyen qui souhaite s’équiper d’un vélo à prix solidaire."
Quelle est l’ambition de Recycle-Moi en matière d’économie circulaire ?
"Nous voulons optimiser tout ce qui peut l’être concernant le processus de réemploi des vélos et de leurs pièces détachées. Dans notre atelier, nous atteignons actuellement un taux de réemploi de 80% ce qui signifie que seuls 20% de la matière travaillée n’est plus utilisable, elle part donc dans les filières de recyclage. Une petite partie des vélos que nous collectons sont démontés.
Notre équipe est formée et connaît les pièces qui méritent d'être réemployées pour les mettre de côté et les valoriser en les intégrant dans la réparation d'autres vélos. De l'autre côté, environ 6 vélos sur 10 sont identifiés comme réparables, ils sont donc réparés, contrôlés et remis à la vente. Mais ce choix ne vient pas de nulle part : mécanicien réemploi cycle c'est un métier !
En 2 ans près 40 tonnes de matière ont été réemployées par ReCycle-moi, soit sous forme de pièces, soit sous forme de vélos entiers révisés dans notre atelier. Nous utilisons des pièces neuves sur des parties bien spécifiques du vélo, pour des raisons liées à la sécurité mais aussi pour prolonger sa durée de vie : nous cherchons le meilleur équilibre possible !
Un challenge excitant s'offre à nous : l’arrivée de nombreux vélos électriques (VAE) en fin de vie et le besoin de monter rapidement en compétences pour arriver à les réemployer. Pour cela nous avons recruté un encadrant technique issus des ateliers professionnels et tissé un partenariat avec un acteur local du réemploi des batteries. Car les vélos électriques font partie de l’avenir du vélo !"
Recycle-Moi, c’est aussi un vrai projet d’Economie Sociale et Solidaire (ESS).
"Nous avons pour mission d’accompagner des personnes en difficulté sur le marché de l’emploi pour les former à ce métier de mécanicien et ainsi trouver leur vocation. Sans jamais perdre de vue notre exigence professionnelle : nos vélos doivent être avant tout sûrs, avec un process de qualité irréprochable et bien sûr désirables.
Nous avons développé un process industriel de contrôle complet de nos vélos avec un double check par nos mécaniciens et le chef d’atelier, après avoir examiné le vélo sur 45 points de contrôle. Cela prend souvent du temps, mais c’est le temps nécessaire pour sauver des vélos, et les sauver durablement !
Résultat : des emplois créés, des vélos à des prix tout à fait abordables pour développer la mobilité active sur notre territoire et un combat permanent contre les vélos jetés. Pour nous, c’est un équipement noble et plein de sens : développer la mobilité douce, contribuer à une meilleure santé collective et accroître la liberté de chacun.
Le pari de rendre pérenne un atelier de réemploi à cette échelle n'est pas encore gagné. Le réemploi des vélos est très consommateur de temps et de pièces, et très peu, voire pas du tout rentable. Notre équilibre est encore loin d'être acquis mais nous avançons !
C'est pour cela que nous proposons à toutes les structures intéressées d'écrire ensemble de nouveaux projets liés au vélo et à la mobilité active. D’ailleurs, vous êtes les bienvenus à l’atelier : venez nous visiter pour en discuter !"
L'équipe de Recycle-Moi dans leurs ateliers